Le constructivisme en management stratégique

La problématique de gestion posée par l’incertitude relève du management stratégique. Les Auteurs cherchent à améliorer l’efficacité de l’entreprise ou de l’organisation par le biais de l’élaboration de stratégies et par la mise en place de méthodes ayant pour effet d’accroître la coopération entre ses parties prenantes. Cet objectif peut être atteint en agissant sur sa structure organisationnelle, sur sa culture et sur ses systèmes de gestion.

 

Leur démarche de recherche scientifique se concentre sur l’analyse et la compréhension des interactions humaines au sein de l’organisation. Elle se donne pour objet d’étudier l’incertitude à travers les relations sociales à trois niveaux : intrapersonnel, interpersonnel et organisationnel.

 

La méthodologie retenue par les Auteurs est celle de l’intervention psychosociologique. Il faut rappeler que cette dernière, qui privilégie la démarche clinique, emprunte de nombreux aspects à la clinique psychanalytique. Citons, par exemple, l’analyse de la demande, la répétition, le transfert et l’interprétation perlaboration qui caractérisent ensemble une attitude réflexive des chercheurs vis-à-vis de leur positionnement et un questionnement critique à l’égard du sens final de leur démarche de recherche.

 

Cette méthodologie constructiviste fait la part belle au contexte. Elle met en évidence le rôle actif joué par le chercheur dans le façonnage de la perspective théorique. Elle reflète un réalisme ontologique et un relativisme épistémologique. 

 

Incertitude, complexité, paradoxe et réflexivité sont des concepts centraux dans la démonstration des relations entre les variables sélectionnées par les Auteurs. Ce sont des concepts constitutifs, s’il en est, du référentiel constructiviste. Leurs travaux réunissent donc logiquement les trois hypothèses fondatrices qui structurent le constructivisme :   

 

ü   Négation du présupposé ontologique – l’hypothèse phénoménologique suppose que la connaissance découle d’une théorie, c’est-à-dire que la réalité ne doit pas être appréhendée indépendamment des observateurs qui la décrivent

 

ü   Interrelation entre le sujet et l’objet – la connaissance ne relève pas d’une accumulation linéaire et séquentielle de connaissances cumulées au sujet du phénomène ; elle  est le fruit de tâtonnements, d’allers-retours permanents du chercheur entre théorie et terrain 

 

ü   Construction d’un artefact – l’élaboration cognitive est développée à partir d’un objet de pensée. Cela veut dire que l’organisation et son environnement constituent une abstraction, un construit intellectuel qui se prête à un acte complexe de conception et de construction autour d’un phénomène relevant de la psychosociologie

 

 

Immanence !

Notre société de capital-investissement est construite autour de l’identité humaine et de sa psychologie comportementale.